• Marie

Résultats étude bleue, l’achat local au Québec : entre intentions et actions (Partenaire : Léger)

Retrouvez ici les résultats de l'étude bleue sur l’achat local au Québec (entre intentions et actions) menée par notre partenaire, la firme Léger.


En lien avec la crise actuelle, l’achat local est au cœur des discussions. Mais qu’est-ce qu’on considère comme étant un achat local ? Qu’est-ce qu’une entreprise dite locale ? Un produit local ? Quelle est la perception des Québécois à cet égard, et surtout, comment leur comportement réel a évolué et continuera-t-il d’évoluer au moment de la relance ?


Lors de ce panel diffusé au Congrès des commerces de proximité de la SADC Achigan Montcalm, Cyntia Darisse, vice-présidente de Léger, présente des résultats exclusifs sur les grandes tendances liées à l’achat local depuis le début de la pandémie.


Elle est accompagnée de Manon Kirouac, directrice marketing de Première Moisson et de David Crête, Professeur au Département de marketing et systèmes d’information de L'Université du Québec à Trois-Rivières, qui apportent respectivement le point de vue d’un commerce d’ici et de ce que dit la recherche universitaire à ce sujet.





L’achat local au Québec : sondage

La conférence centrée sur la santé financière des commerces inclut les résultats exclusifs des tendances d’achat local menée par l'équipe de Mme Cynthia Darisse, vice-présidente de Léger.

L’étude bleue représente le portrait de la consommation locale au Québec. Les résultats du sondage correspondent à deux mesures distinctes du marché réalisées en mai et en novembre/décembre 2020.




Quelle est l'évolution des intentions d'achat local entre mai et décembre 2020 ?

Les Québécois maintiennent leur envie d’acheter au Québec. 40% des sondés ont encore l'intention d'augmenter le volume de leurs achats locaux. On parlait de 58% en mai.




L’enquête vise ensuite à identifier s’il y a un essoufflement du souhait d’achat local.

Et la réponse est oui. Notamment chez les jeunes de 18 à 34 ans, 33% des sondés commencent à en avoir assez d’entendre parler de l’achat local.


David Crête, professeur au Département de marketing et systèmes d’information de l'Université du Québec à Trois-Rivières donne son avis et affirme qu’il se sent rassuré malgré ce léger essoufflement. Entre l’intention et l’acte d’achat, le professeur rappelle que les détails comptent : l’attitude du personnel dans le commerce a son importance majeure. L’achat local est en effet favorisé lorsque le client est satisfait de son expérience d’achat : un sourire, des explications claires d’une personne à l’accueil, un service humanisé font toute la différence.


Manon Kirouac, directrice marketing de Première Moisson affirme qu’elle voit l'achat local comme une vague pérenne plutôt qu’une mode passagère. Le boom du premier confinement a créé une effervescence sur les méthodes d'achats mais malgré le petit essoufflement démontré ci-dessus, Mme Kirouac se voit confiante et considère que le futur des achats demeurera local.

Néanmoins, il est à enseigner aux commerçants que le consommateur saura faire son choix tout seul : répéter le concept d’achat local à tout bout de champ ne sera pas le facteur qui fait en sorte que celui-ci perdure. En effet, d’autres composantes entrent en compte lors de la prise de décision du consommateur, comme :

- le prix

- ou le souhait d'encourager l’économie locale, par exemple.


Les motivations à acheter local



David Crête, Professeur de l'Université du Québec insiste sur le fait que les consommateurs accordent beaucoup d’importance à la qualité des produits et services. Il rappelle aux entrepreneurs et aux marques de ne pas négliger le contenu de leur message marketing : indiquer clairement au consommateur ce qui compose le produit ou le service permet de faire la différence au niveau des ventes. Par exemple, pour une boulangerie, la liste des ingrédients démontre les choix de l’entrepreneur quant à la qualité de ses matières premières.


Outre le prix, la clé de la réussite est l'identification des produits locaux en magasin


Les consommateurs affirment qu’il est complexe pour eux d’identifier les produits issus de la production locale lors de leur expérience d’achat en magasin.



L'achat en ligne est la première compétitrice des commerces locaux



Les achats en ligne et l'achat local dans les commerces au Québec sont-ils en compétition ?

Le prix du produit reste un facteur de choix majeur pour les consommateurs. Et 74% des sondés affirment que les offres en ligne sont plus avantageuses financièrement.

Lorsqu’un acheteur navigue sur le web, le confort de son chez-soi lui permet de confronter les produits entre les compétiteurs (contrairement à un magasinage en réel) : passer d’une boutique en ligne à l’autre nécessite peu d’effort et la comparaison des prix est donc facile.


Manon Kirouac, directrice marketing de Première Moisson considère que les commerçants étaient en retard par rapport à l’offre en ligne. La pandémie a permis de digitaliser majoritairement le marché québécois et de rattraper ce retard. La société québécoise Première Moisson a par exemple transformé son offre en ligne dans un délai de 2 mois alors qu’un projet d'une telle envergure aurait dû nécessiter 6 mois en temps normal.


Le professeur David Crête précise que le risque pour un entrepreneur aujourd’hui est de se reposer sur ses acquis, sans prendre en considération les changements de comportement des consommateurs. "Pourquoi changer mes méthodes alors que mon entreprise vend et cela suffit ?"

Attention, les consommateurs ont désormais des attentes plus grandes. Le géant de la relation client, l'éditeur de logiciel Salesforce aux États-Unis teste régulièrement la perception des consommateurs sur différents aspects. La dernière étude de comportement du marché vient d'être diffusée.

Et les résultats indiquent que les consommateurs de 2020 ont de nouvelles attentes élevées face aux entreprises : un effort sur le fond et la forme quant à l'offre en ligne, leur est en effet demandée. Le consommateur devient exigeant. Le télétravail, la consommation en ligne (divertissement, culture et achat en ligne) et les nouvelles habitudes durant la pandémie nous forcent à rester davantage connectés au monde virtuel. On dénote également le boom du commerce social (Facebook Market Place par exemple). En l’espace de quelques mois, de nouveaux comportements sont apparus et des réponses des commerçants se sont accélérées.



Pour en savoir plus sur ce sujet et avoir accès à des données précieuses pour votre entreprise, contactez-nous !



La SADC Achigan-Montcalm : qui sommes-nous ?


La Société d'aide au développement de la collectivité Achigan-Montcalm (SADC Achigan-Montcalm) est un organisme à but non lucratif, administré par un conseil d'administration composé de 7 citoyens bénévoles. Soutenue financièrement en partie par Développement économique Canada (DÉC), elle fait partie d'un réseau comprenant plus d'une soixantaine de SADC et CAE (Centre d'aide aux entreprises) au Québec. Dans Lanaudière, on retrouve trois SADC : Matawinie au nord, D'Autray-Joliette plus à l'est et Achigan-Montcalm au sud. C'est avec la même vision de développement que nous travaillons en étroite collaboration pour instaurer des initiatives régionales.

Afin de vous aider à gérer de façon efficace votre entreprise et vous permettre d'exploiter son plein potentiel, la SADC vous offre

- une panoplie de services-conseils en gestion,

- des solutions de financement d'entreprises

- et un soutien aux projets collectifs.


Merci à nos partenaires du congrès des commerces de proximité


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